La Provence – 27 oct 2014

La Provence – 27 oct 2014

La Provence (mars 2014)

O2 POOL CROIT FERME A L’AVENIR DE LA PISCINE EN BOIS

L’entreprise aixoise entame une production industrielle et étoffe son réseau

Et si l’avenir appartenait à la piscine écologique en bois? De cela, Emmanuel Berthod et Cédric Camez, les deux fondateurs de la société O2 Pool, récemment rejoints par Jérôme Viala, sont convaincus. « C’est une voie intermédiaire entre ceux qui ne jurent que par les piscines béton et ceux qui aiment les mares décoratives. Le bois est plus écologique, renouvelable et contraignant. Il offre une chaleur qui fait défaut aux autres matériaux. »

Après un parcous professionnel dans l’informatique de l’énergie solaire, Emmanuel Berthod, qui est devenu chef d’entreprise en créant le bureau d’études Thermocéan qui a servit de point de d’appui à la création d’O2 Pool, entend donc miser sur les qualités du produit bois dont le premier constat est qu’il est très demandé. « En effet, nous avons dû revoir notre stratégie en raison d’un afflux des commandes venant de l’ensemble de la France. Nous avons très vite vu que l’entreprise ne pourrait pas faire face sans un réseau. C’est devenu notre priorité. Mais dans le même temps, nous avons aussi compris qu’il fallait rationaliser davantage encore le montage de nos piscines naturelles. D’où un effort de simplification. »

O2 Pool a donc fait le choix de produire moins pour fabriquer mieux des piscines en bois sur mesure en kit. Lesquelles seront assemblées chez les clients grâce à des revendeurs agréés et spécialement formés. Détail qui n’est pas anodin : « La formation est payante. Ceux qui viennent croient donc dans notre produit », assène Emmanuel Berthod. Autre particularité : plutôt que de cibler les diffuseurs de piscines traditionnels, c’est avec les paysagistes qu’O2 Pool a choisi de se jeter à l’eau. « Le bois est davantage leur domaine, ils en connaissent les qualités et savent l’intégrer dans un paysage. C’est une autre dimension.  » À ce jour, ce réseau naissant couvre 17 villes, à la fin de cette année, il en comptera une quarantaine. De quoi assurer un véritable décollage.

Mais l’évolution ne s’arrête pas là. « Avec l’évolution du nombre des commandes, nous avons aussi très vite compris qu’il allait falloir produire par nous-mêmes car la filière bois est peu structurée », poursuit Emmanuel Berthod. D’où une augmentation de capital en cours de réalisation et ce projet, lancé, de se doter d’un outil de production. « En plus, avec les machines que nous . allons acquérir, nous pourrons offrir des services complémentaires à d’autres acteurs du bois.  » Une manière de rester maître de son destin et de la qualité des produits. « Nos bois, du pin douglas et d’autres espèces si nécessaire, proviennent de France. Fabriquer dans notre pays est un choix sur lequel nous n’entendons pas revenir. »

Article de Jean-Luc CROZEL