O2 Pool la piscine connectée

O2 Pool la piscine connectée

[Startup Tour]

Bio Pool Tech et sa piscine écologique ultra connectée

Voici le grand retour d’un format affectionné par les lecteurs d’objetconnecte.com : la startup de la
semaine. Nous avons profité du CES 2018 pour interroger quelques startups afin d’alimenter cette
rubrique. Cette semaine ? Bio Pool Tech propose une piscine connectée écologique sans traitement
dangereux contrôlable à la voix.
Il est de plus en plus difficile pour les startups qui développent des technologies innovantes, mais
non connectées, d’attirer les investisseurs ou de séduire les distributeurs. C’est ce que les
dirigeants de l’entreprise O2 Pool ont compris en 2016. Installée près d’Aix-en-Provence, la PME
propose depuis 2013 des piscines conçues entièrement en bois qui disposent d’une filtration
biologique sans plante et sans produit dangereux. Ses technologies brevetées permettent de
réduire par 10 la consommation d’électricité et par 50 la consommation d’eau.

Bio Pool Tech : le défi technologique pour se différencier
En 2016, l’entreprise a décidé d’aller plus loin en créant sa propre startup : Bio Pool Tech. Selon
Emmanuel Berthod, co-fondateur et CTO de la startup, l’idée était de créer une structure permettant
d’accueillir les propriétés technologiques de l’entreprise. Il y a deux ans, Bio Pool Tech a donc eu
l’idée d’une piscine connectée. Elle a développé un prototype qui « avait suscité beaucoup
d’enthousiasme au sein de notre pépinière« , affirme Emmanuel Berthod.
À l’été 2017, la pépinière green tech qui accueille la startup l’a poussé à développer, à partir de son
prototype, un produit fonctionnel à présenter au CES 2018. Le CEO et son équipe ont relevé le défi.
« Nous avons candidaté, nous avons été sélectionnés et là nous n’avions plus le choix ! Le produit qui
devait sortir à l’été 2018 devait être prêt pour le 9 janvier« , s’amuse Emmanuel Berthod.
Il faut dire que les ambitions étaient élevées. « En termes d’interface, notre premier critère était de
faire mieux que Nest« . Pour rappel, le champion de la maison connectée, filiale d’Alphabet, s’est fait
connaître auprès des consommateurs grâce à la simplicité d’utilisation de ses produits. Il fallait
également que le produit soit efficient d’un point de vue écologique, en accord avec le savoir-faire
et les valeurs de Bio Pool Tech.
Finalement, en plus de connecter la piscine en bois déjà développée, elle a amélioré son système de
biofiltration et est allée un peu plus loin en proposant une interface commandable à la voix.
Et la piscine connectée 3.0 vu le jour.

Au CES 2018, elle présentait les technologies embarquées dans la piscine connectée témoin :
thecamp. Cette piscine 3.0 de 25 mètres de long fabriquée en bois massif embarque Bio Filter, un
système de biofiltration permettant de diviser par 50 la consommation d’eau et de diviser par 10 la
consommation d’électricité. Comment ? En mêlant filtration bactérienne sans traitement dangereux
(ni brome, ni chlore, ni sel), oxygène actif et biodégradation par UV. Le tout est piloté dans le Cloud
par le biais d’algorithmes qui utilisent les données en provenance des sondes installées dans le
bassin et sur les installations. Ce pilotage est rendu possible grâce à la partie applicative nommée
Bio Pool Safe. Cette architecture logicielle permet de comparer les températures, de comparer les
qualités d’eaux et ainsi d’optimiser les temps de filtration pour réduire la consommation. De plus,
selon la startup le bassin entièrement en bois massif capture la pollution ambiante. L’eau,
totalement filtrée en trois heures, est en principe potable. La maintenance prédictiv
Un tel arsenal technologique pourrait justifier un tarif bien supérieur à ceux actuellement pratiqués
sur le marché des piscines personnelles. Pourtant, Bio Pool Tech défend une troisième voie
« abordable » entre la piscine classique et le bassin à plantes. Les technologies déployées lui
permettent de proposer son produit de 5000 à 15 000 euros suivant la taille, les automatisations
et les services liés.

Surtout que Bio Pool Tech s’attaque à un marché d’envergure. Selon les chiffres avancés par
Emmanuel Berthod, « on dénombre 20 millions de piscines dans le monde et 1600 nouvelles
installations par jour« . Ce marché de masse se concentre majoritairement aux Etats-Unis, en
Californie.

Pour réussir sur ce marché bien balisé, il faut donc rendre visible son produit.Pour cela Bio Pool
Tech compte profiter petit à petit du réseau de 40 revendeurs  d’O2 Pool afin de proposer
cette piscine connectée. Huit d’entre eux devraient proposer ce produit en 2018 et d’autres
enseignes présentes sur l’arc méditerranéen sont invitées à adopter cette franchise contre un apport
de 20 000 euros.
Après avoir réalisés plus de 150 contacts au CES 2018, les dirigeants de Bio Pool Tech prévoient des
rendez-vous en Israël et aux Etats-Unis où ils sont en discussion pour établir une Joint Venture en
Californie. Elle envisage également une levée de fonds d’un montant de 600 000 euros. Quoi qu’il en
soit, il s’agit de rapidement croître sur le marché de la piscine connectée plug and play. Pour
l’instant, les solutions concurrentes n’existent pas vraiment. Les startups et les entreprises proposent
généralement des objets connectés pour connecter rétroactivement les bassins.

Il y a plusieurs niveaux de succès. Il y a le succès du produit en lui-même et celui de ses qualités. Pour
l’instant, nous avons un succès d’estime auprès des visiteurs du salon : nous n’avons pas encore
commercialisé la solution. En revanche, notre produit dispose d’une architecture hardware et
software de qualité, d’un design original tout en restant abordable. C’est ce qui va nous permettre de
lancer cette piscine BioPoolTech à l’international. C’est également un succès de l’équipe qui avant de
passer deux ans au développement du produit s’est consacrée pendant plus de trois mois à ne faire
que de la veille.
Nous avons fait appel à un designer suédois génial, mais qui n’avait pas forcément une grande
expérience du travail en équipe et des produits connectés. Au début, on ne s’en rend pas tout de
suite compte, puis à un moment donné on le voit et on essaye de corriger le tir. Enfin, il faut
vraiment corriger l’organisation pour pallier ce défaut.

Il y a une étape que nous aimerions
franchir et qui pourrait profiter à beaucoup de mondes quand nous partagerons l’information.
Je pense que l’étape clé, c’est l’anticipation de ce qu’est le produit, de la bonne architecture. Il faut
mettre en place les fondations d’un produit : c’est là qu’est né le produit de Bio Pool Tech. Il y a une
autre étape clé : il faut pouvoir faire naître le produit dans l’esprit des membres de l’équipe en
choisissant les bonnes compétences.

J’ai toujours été le premier investisseur de mes entreprises. On peut, en fonction de
l’environnement, capter quelques aides. De notre côté, nous avons reçu 20 000 euros de
financement publique pour Bio Pool Tech. Ensuite, il convient d’effectuer le lancement commercial.
Pour cela, la levée de fonds peut être une option.

 

Source :

https://www.objetconnecte.com/bi
o-pool-tech-startup/
Date : 23.02.2018